Souvent non accompagnées à l’heure du dessert, les figues se marient aux viandes et gibiers comme garniture aigre-douce, quant elles n’épousent pas carrément le foie gras en chutney à l’entrée. A un stade de maturité avancée, les figues sont gorgées de sucre. L’accord sur une poêlée de figues rôties se fait donc à la fois sur son registre fruité – son côté fruits rouges juteux légèrement compoté – et sur cette intensité sucrée. Un tel dessert mérite à mon avis d’être accompagné d’un
Banyuls cuvée Léon Parcé 2007, du domaine de la Rectorie. Ce rouge superbe s’exprime à la manière d’un coulis, avec une touche épicée. Une belle structure tannique confère suavité et harmonie à ce vin muté. Les amateurs soucieux de découvrir de nouveaux horizons choisiront un
Hortes 1996, du domaine grec Mercouri, un autre vin muté, élevé cinq années en fût et élaboré à partir de cépages mavrodaphne et korinthiaki. Cette cuvée regorge de saveurs de fruits noirs et d’épices avec une pointe de cacao.